dimanche 11 janvier 2009

Le kosode Keicho et le développement du obi : période Edo, 1603-1868


Le Shogun Tokugawa Ieyasu instaure la plus longue des dynasties qui règnera sans partage pendant presque trois siècles de paix intérieure. Il établit sa nouvelle capitale à Edo (actuelle Tokyo). En 1639, le Japon se ferme hermétiquement sur lui-même durant deux siècles ce qui lui permet de conserver ses valeurs traditionnelles et d’éviter la colonisation occidentale. Une porte entrouverte sur l’Occident, un comptoir hollandais, permet l’infiltration d’idées qui stimulent l’imagination des jeunes Japonais.
Le statut social et la profession sont enfermés dans un système de classes rigide, la Cour et les nobles sont l’objet de règles de vie strictes, les temples sont sous contrôle. La broderie perd ses couleurs vives. Les couleurs sombres apparaissent (kosode Keicho). Parallèlement, la broderie acquière de la finesse. En réponse à des contraintes sociales fortes, la population recherche la beauté.
Le obi est la ceinture traditionnelle des kimonos. Elle apparaît, dans sa forme actuelle, à la période Edo et se popularise grâce au théâtre kabuki qui instaure également les kimonos à longues manches, les furisodes.Les tisserands fixent la longueur du obi à 3 m 60, et sa largeur à 30 centimètres. Les techniques de broderie s’adaptent : matériaux plus fins que ceux du kosode, superposition des couches, points courts.

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